Une Alfa Romeo MITO. Mytho ? Pas tant que ça !
La MiTo est une séductrice née. A-t-elle pour autant les moyens de ses ambitions ? Sans aucun doute, car cette Alfa Romeo se révèle aussi agréable à conduire qu’à regarder.

Derrière ce patronyme – contraction de Mi(lano) et To(rino) – étrange pour nous, Français, se cache une italienne, une vraie. Une italienne pimpante et de caractère. Belle, sans conteste, et sportive, obligatoirement. La meilleure preuve en est son système DNA, qui permet de modifier les féglages de direction, d’aides à la conduite, d’accélérateur et d’overboost. Choisir l’un des trois modes consiste à adapter la MiTo aux conditions de roulage. Mais il n’y a pas que ça. Le 4 cylindres 1.6 JTDm est une vraie bonne surprise. Les relances sont étonnantes (10,6 s pour passer de 90 à 130 km/h sur le 6e rapport en mode Dynamic) et le châssis se montre très sportif. Certainement trop, car le confort s’évanouit sur chaussée dégradée.
Au chapitre des reproches, on citera une boîte à la commande peu convaincante, et une direction qui manque de consistance, quel que soit le mode. Le cap a parfois du mal à être maintenu sur mauvais revêtement. L’habitacle, a en revanche, été soigné. L’insonorisation est performante et la finition bénéficie de matériaux corrects. De quoi lutter à armes égales avec une certaine Mini. La MiTo se targue même d’offrir une habitabilité honnête et un volume de coffre satisfaisant. Son tarif la place en haut de l’échelle, mais la finition Sélective s’avère richement dotée (sellerie cuir, jantes alliage 16 pouces…). Heureusement, cette version diesel se rattrape avec un appétit contenu (6,3/100 km en moyenne).
Audi A1. Tirée à quatre épingles. Si la nouvelle Audi A1 accepte de venir jouer dans la cour de citadines diesel, elle le fait de manière à ne pas remettre en cause ses nobles origines.
Moins performance que les plus brillantes de sa classe, l’A1 1.6 TDI 105 s’apprécie à l’usage essentiellement pour son faible appétit, sa direction, sa commande de boîte (à 5 rapports seulement), son agilité en ville, ses distances de freinage très courtes et, dans une certaine mesure, pour le confort de ses suspensions. Nous avons en revanche moins aimé la piètre partition du moteur, heureusement bien insonorisé depuis l’habitacle. Sujet de satisfaction, l’accent mis par le constructeur sur l’intégration des équipements « verts » (système stop and start, pneus à faible résistance au roulement, dispositif de récupération d’énergie…), ainsi que sur un raffinement technologique inhabituel dans ce segment. Partageant nombre de ses composants avec la Polo, l’A1 réussit l’exploit de s’approprier une ambiance conforme à celle des autres réalisations de la marque. Accéder à l’arrière est une opération aisée, pour autant que l’an ait choisi une finition Ambition (ou supérieure), comprenant l’avance du siège avant lors du basculement du dossier. Homologuée en 4 places, l’A1 réserve ses sièges arrière aux petits gabarits. Si vous mesurez 1,75m ou plus, il vous sera en effet impossible de vous y installer normalement, en alignant votre tête dans l’axe de votre colonne vertébrale sur l’appui-tête. La faute à ces montants arrière, trop inclinés vers l’intérieur, vous imposant cette fâcheuse contorsion.
Posted in Essais automobile