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Coupé à quatre portes – Audi A7 Sportback

by admin

Audi a pris son temps avant de venir taquiner le coupé 4 portes de Mercedes. L’A7 Sportback débarque sur les plates-bandes de la nouvelle CLS. Ses atouts : look sportif, design brut et fonctionnel.

Audi A 7 Sportback

Telle une princesse, la belle s’est fait attendre. On ne parle pas ici du temps mis par Audi pour proposer une concurrente digne de ce nom à la Mercedes CLS, pionnière des coupés 4 portes. Il s’agit de la patience dont nous avons dû faire preuve pour avoir l’honneur de photographier l’A7 Sportback. Telle une diva rechignant à se prêter, aux aurores, au jeu de la promotion, l’Audi est arrivée avec près de 6 h de retard à la première étape de son tour des plus beaux hôtels de la Méditerranée (du 2 ou 23 août).

Comme nous l’a démontré Stefan Sielaff, responsable du design Audi, lors de la révélation de l’auto à la Pinacothèque d’art moderne de Munich, le 26 juillet dernier, « il faut très peu de lignes pour définir le design de l’A7 Sportback ». Les traits de cette limousine-coupé sont plus rectilignes que ceux de l’A5, ce qui lui donne un aspect plus brut. Par ailleurs, son dessin effilé gomme aisément ses 4,97 m de longueur (6 cm de plus que la Mercedes CLS 1er génération). A l’avant, la calandre est plus basse que sur la récente A8, avec un capot moteur au nez plongeant. Les optiques au style tendu sont plus massives que sur le concept sportback présenté à Detroit au mois de janvier 2009. L’arrière conserve sa ligne de toit fuyante sur une poupe qui semble avoir été tronquée.

De profil, l’A7 Sportback évoque fortement le coupé 100S de 1969. Sans flirter avec la nostalgie Audi puise ainsi avec subtilité dans son passé. Petits détails, l’A7 Sportback arbore la nouvelle signalétique Audi avec des anneaux à la base légèrement plus évasée et, surtout, l’abandon de la dénomination du moteur au profit d’un très simple TDI ou TFSI (ou FSI). A l’avant comme à l’arrière, les feux de jour sont à LED, comme d’habitude chez Audi. De série, les projecteurs avant sont bi xénon, mais il est possible, moyennant la bagatelle de 2000EURO supplémentaires d’opter pour un système d’éclairage intégralement à LED incluant le passage automatique des feux de route aux feux de croisement (et inversement). Il faudra encore ajoutes 800EURO si l’on souhaite disposer de l’éclairage dans les virages. De quoi en mettre plein la vue à votre compte en banque.

L’accès à bord se fait par des portières sans encordement. Reposant sur une plateforme dont les modules techniques son peu ou prou ceux de la dernière a8, l’auto affiche une habitabilité proche de celle de la limousine. Certaines cotes sont mêmes supérieures, notamment celles des hauteurs sous pavillon avant et arrière. Ainsi, malgré une ligne de toit tombante, l’A7 sportback propose 5 cm de mieux à l’avant et 1 cm à l’arrière. Un résultat surprenant qui s’explique par des sièges offrant une assise plus creusée. Les deux passagers arrière (l’A7 sportback ne sera disponible au lancement qu’en stricte 4 places), disposent ainsi d’un espace royal aux jambes, idéal pour les longs trajets. A l’avant, Audi propose une planche de bord entièrement inédite. Il n’a conservé de l’a8 que les compteurs, l’écran plat escamotable et le pavé numérique du MMI touche (dont l’emplacement a toutefois changé). Le levier de vitesses est certes moins design que celui de la limousine, mais le style général de la planche apparaît nettement plus travaillé. Elle n’est d’ailleurs plus défigurée par un artifice susceptible de recevoir la clé lorsque l’option de démarrage mains-libres est retenue.

Au rayon des équipements technologiques, l’A7 Sportback dispose d’une direction électromécanique permettant une économie de 0.3 l de carguant aux 100km, de suspensions pneumatiques à multiples réglages (confort /sportif) et, surtout, de la vision tête haute, dont le bloc a été réduit de moitié afin de conserver une planche de bord relativement fine. Côté mécanique, Audi avance sagement avec seulement quatre V6 pour commencer, deux essence 2.8FSI de 204 ch  et 3.0 TFSI de 300 ch, et deux diesels 3.0 TDI de 204 et 245 ch. Toutefois, lors de l’ouverture des commandes le 2 juillet dernier, seuls les blocs les plus puissants de chaque catégorie étaiement disponibles. Après quatre heures passées en compagnie de la diva, nous avons pu constater que l’A7 Sportback fait honneur à la réputation d’Audi en termes de qualité perçue de très haut vol. Et vu les regards pleins d’envie lancés par les clients de l’hôte de la Messardière, la tentatrice a atteint son objectif de séduction. Dernier bastion de résistance possible : votre portefeuille.

 

Cet article vous est proposé en partenariat avec les rubriques Audi tt occasion et Peugeot occasion  du site automobile.fr

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